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Pubalgie pendant la grossesse : comment l'ostéopathie soulage les douleurs au pubis ?

15/10/2026
Pubalgie pendant la grossesse : comment l'ostéopathie soulage les douleurs au pubis ?
Douleurs au pubis enceinte ? La pubalgie de grossesse n'est pas grave pour bébé - l'ostéopathie vous soulage efficacement

Une douleur vive au pubis en montant les escaliers, une sensation de blocage en sortant de la voiture, des nuits perturbées par chaque retournement dans le lit : voilà le quotidien de nombreuses femmes enceintes confrontées à la pubalgie. Environ 20 à 25 % des futures mamans sont concernées par cette pathologie, le plus souvent entre le cinquième et le huitième mois de grossesse, et pourtant elle reste trop souvent banalisée. Au cabinet de Marie Mérop, ostéopathe diplômée à Rédéné, les femmes enceintes trouvent une écoute attentive et une prise en charge adaptée à cette douleur qui n'a rien d'anodin. Car non, la pubalgie de grossesse n'est pas un simple « mal à endurer » : c'est une pathologie à part entière, et l'ostéopathie constitue une réponse douce et efficace pour la soulager.

Ce qu'il faut retenir

  • La pubalgie de grossesse (aussi appelée « Symphysis Pubis Dysfunction » ou « Pelvic Girdle Pain ») touche 20 à 25 % des femmes enceintes et se manifeste principalement entre le 5ᵉ et le 8ᵉ mois, sans aucun danger pour le bébé.
  • En ostéopathie, une à deux séances de techniques exclusivement douces (myofasciales, tissulaires, fonctionnelles, viscérales) suffisent généralement à soulager une pubalgie non chronique ; trois séances préventives au cours de la grossesse (1ᵉʳ trimestre, 6ᵉ mois, début du 9ᵉ mois) réduisent significativement le risque d'apparition.
  • Deux tests cliniques simples permettent de confirmer le diagnostic sans imagerie : le test de la toux et le test d'adduction contrée (résistance manuelle à l'écartement des jambes).
  • La ceinture pelvienne médicale, potentiellement remboursable par la Sécurité Sociale sur prescription, se porte toujours sur un vêtement, très basse sur le bassin (sous le ventre), et ne doit jamais être utilisée plus de quelques heures par jour ni pendant la nuit.

Ce qui se passe réellement dans votre bassin pendant la grossesse

Anatomie du bassin et rôle de la symphyse pubienne

Pour comprendre la pubalgie de grossesse — aussi appelée syndrome de Lacomme, instabilité de la symphyse pubienne, ou encore « Symphysis Pubis Dysfunction » (SPD) et « Pelvic Girdle Pain » (PGP) dans la littérature scientifique internationale —, il faut d'abord s'intéresser à l'anatomie de votre bassin. Celui-ci est composé de trois os : deux os iliaques et un sacrum. À l'avant, ces deux os iliaques sont reliés par une articulation fibrocartilagineuse : la symphyse pubienne. En temps normal, cette articulation est quasi immobile. Elle fonctionne comme un « joint de dilatation » entre les deux moitiés du bassin. Cette terminologie internationale vous permettra, si vous le souhaitez, de retrouver des informations complémentaires fiables dans d'autres sources médicales et de mieux communiquer avec vos professionnels de santé.

Le rôle de la relaxine et le mécanisme de la pubalgie

Dès le premier trimestre, le placenta produit une hormone appelée relaxine. Son rôle est d'assouplir les ligaments et les tendons du bassin pour préparer le passage du bébé lors de l'accouchement. Mais lorsque le taux de relaxine est trop élevé, cette hormone provoque une laxité ligamentaire excessive. La symphyse pubienne devient alors anormalement mobile.

On parle de diastasis de la symphyse pubienne lorsque l'écartement entre les deux os dépasse 10 mm — un seuil pathologique, sachant que la valeur normale hors grossesse ne dépasse pas 4 mm. Ce diastasis peut être mesuré et objectivé pendant la grossesse par échographie (méthode non irradiante, sans danger pour le bébé), qui permet de distinguer un diastasis physiologique (jusqu'à 9 mm) d'un diastasis pathologique (au-delà de 10 mm) nécessitant une prise en charge renforcée. La radiologie, quant à elle, n'est utilisée qu'en post-partum. En réaction à cette instabilité, les muscles adducteurs, abdominaux et abducteurs se contractent en spasme réflexe pour tenter de stabiliser le bassin. Ce mécanisme de protection, loin de résoudre le problème, aggrave les tiraillements sur l'articulation et finit par provoquer une inflammation douloureuse : la pubalgie.

Plusieurs facteurs aggravent ce phénomène : une prise de poids rapide, le déplacement progressif du centre de gravité vers l'avant à mesure que le ventre grossit, une hyperlaxité ligamentaire naturelle, des grossesses rapprochées ou encore une mauvaise posture au quotidien. Comprendre ces mécanismes, c'est déjà faire un premier pas vers le soulagement.

Reconnaître la pubalgie de grossesse : des symptômes qui ne trompent pas

Des douleurs mécaniques caractéristiques

La pubalgie se manifeste par des douleurs très caractéristiques que vous reconnaîtrez peut-être : une douleur à l'enjambement, à la montée ou à la descente des escaliers, en appui sur un seul pied, lors des retournements dans le lit ou encore à la sortie de la voiture. Certaines femmes décrivent une sensation de craquement au niveau du pubis et adoptent progressivement une démarche « en canard ».

La douleur peut irradier vers l'intérieur des cuisses, le bas-ventre, et en fin de grossesse, vers les fesses et le périnée. Un signe clinique particulièrement révélateur : au toucher, le pubis est sensible comme s'il portait un bleu, avec parfois une impression de gonflement. Dans les cas les plus sévères, la douleur peut devenir si intense qu'elle mène à l'alitement.

Tests cliniques et diagnostic différentiel

Les professionnels de santé disposent de deux tests cliniques simples pour confirmer une pubalgie de grossesse sans recourir à l'imagerie : le test de la toux (une toux forcée déclenche ou aggrave la douleur pubienne en augmentant la pression intra-abdominale) et le test d'adduction contrée (la patiente tente d'écarter les jambes contre une résistance manuelle exercée par le praticien ; si cette manœuvre déclenche une douleur au pubis ou à l'aine, cela confirme l'atteinte des adducteurs). Ces deux tests orientent directement le diagnostic et permettent de distinguer la pubalgie d'une lombalgie ou d'une hernie inguinale. Toutefois, ils ne permettent pas d'exclure seuls une pathologie plus sérieuse : un avis médical reste nécessaire en cas de doute.

Il est important de ne pas confondre la pubalgie avec d'autres pathologies proches : une lombalgie, une tendinite du psoas, une hernie inguinale, une infection urinaire ou même une menace d'accouchement prématuré (MAP) peuvent générer des douleurs pelviennes similaires. La pubalgie de grossesse est d'ailleurs parfois confondue avec une MAP ou une fausse couche en raison de douleurs pelviennes basses comparables, ce qui peut retarder le diagnostic correct. Contrairement à la MAP, la douleur de pubalgie est mécanique : elle est déclenchée ou aggravée par les mouvements (marche, enjambement, retournement) et soulagée par le repos, sans contraction utérine associée. Si vous êtes sportive, sachez que la pubalgie de grossesse diffère fondamentalement de la pubalgie du sportif — celle qu'ont connue Zidane, Ribéry ou Messi. Le mécanisme est différent : hormonal et mécanique chez la femme enceinte, lié aux microtraumatismes répétés chez le sportif. Et surtout, les techniques de rééducation musculaire intensive utilisées en milieu sportif sont formellement contre-indiquées pendant la grossesse.

Si la douleur vous empêche de marcher ou perturbe votre sommeil, ne tardez pas à consulter. Une prise en charge précoce évite le risque de chronicité.

⚠ À noter : en cas de doute entre pubalgie et menace d'accouchement prématuré, notamment si des contractions sont associées à vos douleurs pelviennes, consultez en urgence votre médecin ou votre sage-femme avant toute séance d'ostéopathie. La distinction entre ces deux situations est indispensable pour votre sécurité et celle de votre bébé.

La pubalgie est-elle dangereuse pour votre bébé ?

C'est probablement la question qui vous préoccupe le plus, et la réponse est rassurante : la pubalgie de grossesse est bénigne. Elle ne présente aucun danger pour votre enfant et ne contre-indique pas l'accouchement par voie basse. La douleur peut s'intensifier en fin de grossesse sans pour autant signaler un accouchement imminent — une précision importante pour apaiser les inquiétudes légitimes. Dans les semaines qui suivent la naissance, les douleurs disparaissent naturellement, le temps que le taux de relaxine revienne à la normale et que votre bassin retrouve sa position d'équilibre.

Pubalgie et grossesse : ce que fait concrètement l'ostéopathe pour vous soulager

Un bilan postural global avant toute intervention

L'ostéopathe commence par analyser votre posture dans sa globalité. Cette approche est essentielle car des tensions à distance peuvent entretenir la douleur : une ancienne entorse de cheville non résolue, par exemple, peut engendrer des compensations qui se répercutent jusqu'au bassin. L'ostéopathe repère ces déséquilibres avant d'intervenir sur les zones directement concernées.

Les axes de traitement ostéopathique

Le travail porte ensuite sur plusieurs axes complémentaires. L'ostéopathe vérifie que l'ouverture du bassin est progressive et homogène, adaptée à l'avancée de votre grossesse. Il procède à une décompression de la symphyse pubienne pour réduire les pressions exercées par le poids du bébé sur le petit bassin. Les adducteurs et le psoas, contractés en spasme réflexe, sont relâchés par des techniques manuelles ciblées. Un travail ligamentaire est réalisé sur le ligament inter-pubien et les articulations sacro-iliaques. L'ostéopathe peut également intervenir sur la colonne vertébrale — notamment pour corriger l'hyperlordose fréquente pendant la grossesse —, sur la cage thoracique, le diaphragme et les membres inférieurs. Une approche viscérale douce peut aussi être intégrée à la séance, lorsqu'elle est cliniquement indiquée : elle vise à redonner de la mobilité aux organes du petit bassin, aux ligaments utérins et aux tissus mous environnants, ciblant ainsi la décompression des viscères en interaction directe avec la symphyse pubienne.

Un bénéfice indirect mérite d'être souligné : en libérant les tensions du petit bassin, le travail ostéopathique favorise aussi le bon positionnement du bébé, sans contraintes périphériques.

Des techniques exclusivement douces et sécurisées

Pendant la grossesse, les manipulations en force — les fameuses techniques de thrust avec craquement — sont strictement contre-indiquées. L'ostéopathe qui assure un suivi ostéopathique pour femme enceinte adapte intégralement son approche. L'installation évolue avec le terme : plus vous approchez de l'accouchement, plus la position privilégiée est le décubitus latéral gauche, c'est-à-dire allongée sur le côté gauche.

Les techniques utilisées sont exclusivement douces : techniques myofasciales travaillant les fascias, techniques fonctionnelles, tissulaires, viscérales et parfois approche crânienne. Elles sont non invasives, non douloureuses et sans aucun risque pour le bébé. En moyenne, une à deux séances suffisent pour soulager une pubalgie non chronique, bien que la durée du traitement varie selon l'intensité et l'ancienneté de la douleur.

Même en l'absence de douleur, un suivi ostéopathique préventif est recommandé : trois séances au cours de la grossesse — au premier trimestre, vers six mois, puis au début du neuvième mois — permettent de vérifier l'équilibre de la symphyse pubienne et la souplesse des ligaments, limitant ainsi le risque d'apparition de la pubalgie. Les ostéopathes qui assurent ce type de suivi régulier dès le premier trimestre constatent d'ailleurs qu'ils rencontrent rarement des pubalgies installées dans leur patientèle : la vérification précoce de l'équilibre pelvien et de la souplesse ligamentaire permet de prévenir les douleurs avant qu'elles ne s'installent.

???? Exemple concret : Nolwenn Kervadec, 32 ans, enceinte de son deuxième enfant, a ressenti dès le quatrième mois des douleurs au pubis en montant les escaliers de sa maison à Quimperlé. Lors de sa première grossesse, aucune pubalgie ne s'était manifestée. Au cours d'une consultation au cabinet, le bilan postural a révélé une ancienne entorse de cheville gauche mal compensée, combinée à une tension importante des adducteurs et du psoas droit. Après une première séance associant techniques myofasciales sur les adducteurs, décompression de la symphyse pubienne et travail viscéral doux, Nolwenn a constaté une nette diminution de ses douleurs en quarante-huit heures. Une seconde séance, trois semaines plus tard, a permis de stabiliser les résultats. En parallèle, elle a adopté les gestes recommandés au quotidien — petits pas, retournements « en bloc » dans le lit, coussin entre les genoux la nuit — ce qui a suffi à traverser le reste de sa grossesse sans récidive.

Soulager la pubalgie au quotidien : les gestes qui changent tout entre les séances

Les mouvements à proscrire absolument

L'accompagnement ne s'arrête pas à la table de consultation. Certains gestes simples, intégrés à votre quotidien, peuvent considérablement réduire les douleurs. D'abord, des mouvements à proscrire absolument :

  • Les enjambements et les grands pas
  • Les positions prolongées sur un seul pied
  • Le croisement des jambes en position assise
  • Le port de charges lourdes
  • Les mouvements brusques et les sauts
  • Les crunchs abdominaux, qui augmentent le cisaillement sur la symphyse pubienne

Des techniques de déplacement adaptées

Adoptez ensuite des techniques de déplacement adaptées. Pour marcher, privilégiez de petits pas plutôt que de grandes enjambées. Pour vous retourner dans le lit, gardez les jambes serrées et tournez le corps d'un bloc. Pour entrer ou sortir de voiture, asseyez-vous d'abord, puis faites pivoter les deux jambes ensemble, genoux serrés. Ces ajustements paraissent simples, mais ils font une réelle différence au quotidien.

La nuit, placez un coussin orthopédique entre vos genoux : il maintient les jambes solidaires, repose le bassin et conserve la colonne vertébrale alignée sans torsion. En journée, un ballon de grossesse peut remplacer la chaise classique, vous obligeant à maintenir le dos droit tout en autorisant de légers mouvements.

Ceinture pelvienne et exercices : des compléments encadrés

La ceinture pelvienne peut aider à stabiliser le bassin lors des activités debout prolongées. Elle se positionne très basse sur le bassin (nettement en dessous du ventre, contrairement à la ceinture lombaire classique qui se porte plus haut), toujours sur un vêtement et jamais directement à même la peau. Un positionnement inadapté — trop haut, trop serré ou à même la peau — réduit son efficacité et peut provoquer des irritations cutanées ou un déséquilibre postural supplémentaire. Elle ne doit être portée que quelques heures par jour, avec une pause de trente minutes toutes les trois heures. Ne la portez jamais la nuit. Un usage trop prolongé inhiberait le travail musculaire naturel et déséquilibrerait votre posture. Son port doit toujours être initié sur avis médical ou ostéopathique, et ne remplace jamais une prise en charge globale.

???? Conseil : la ceinture pelvienne médicale de grossesse est potentiellement remboursable par la Sécurité Sociale, sur prescription de votre médecin ou de votre sage-femme. Ce remboursement concerne uniquement les ceintures pelviennes médicales (distinctes des ceintures de confort vendues en grande surface). N'hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé pour obtenir une ordonnance.

Côté exercices, un mouvement doux peut être réalisé à domicile : allongée sur le dos, jambes fléchies, décollez lentement le bassin du sol en inspirant, maintenez quelques secondes, puis redescendez en expirant. Réalisez dix répétitions en trois séries. En cas d'essoufflement ou de crampes, arrêtez immédiatement. L'ostéopathe peut également recommander de renforcer les muscles abducteurs (les muscles qui écartent la jambe) par des exercices doux, en parallèle de l'étirement des adducteurs. Cet équilibre abducteurs/adducteurs contribue à stabiliser le bassin et à réduire les contraintes de cisaillement sur la symphyse pubienne. Ces exercices doivent être réalisés uniquement sur indication de votre ostéopathe, en évitant tout mouvement impliquant un écartement excessif des jambes.

Côté médicaments, les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène sont contre-indiqués pendant la grossesse. L'ostéopathie constitue précisément une alternative thérapeutique sans risque médicamenteux. Enfin, pensez à informer votre équipe obstétricale de votre pubalgie avant l'accouchement : les positions pourront être adaptées pour éviter un écartement excessif des jambes.

???? À noter : certains ostéopathes proposent des consultations à domicile pour les femmes enceintes dont la mobilité est trop réduite pour se déplacer en cabinet. Cette option est particulièrement indiquée dans les cas de pubalgie sévère où la marche est douloureuse ou impossible. La consultation à domicile peut toutefois ne pas permettre l'utilisation de l'ensemble du matériel disponible en cabinet : pensez à en discuter directement avec votre ostéopathe lors de la prise de rendez-vous.

Pubalgie de grossesse et ostéopathie à Rédéné : un accompagnement sur mesure

Si vous êtes enceinte et que des douleurs au pubis commencent à perturber votre quotidien, n'attendez pas qu'elles deviennent invalidantes. Au cabinet de Marie Mérop à Rédéné, chaque patiente bénéficie d'une prise en charge personnalisée et globale, combinant différentes techniques ostéopathiques douces — myofasciales, tissulaires, viscérales et fonctionnelles — spécifiquement adaptées à la femme enceinte. L'approche repose sur l'écoute, la pédagogie et l'autonomisation, avec des conseils personnalisés et des fiches d'exercices pour prolonger les bienfaits de chaque séance. Que ce soit pour un suivi préventif dès le premier trimestre ou pour soulager une pubalgie installée, Marie Mérop accompagne les futures mamans avec compétence et bienveillance, dans le respect du corps et de la grossesse.